Burning
Brûler sa vie
L’herbe à brûler – Prix Renaudot 1978 – raconte l’histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s’inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d’Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l’engagement religieux devant l’étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s’envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c’est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968…
Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d’initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l’énergie populaire et sensuelle du carnaval.
Entre engagements politiques, découvertes sexuelles de tout genre, amour et désamour, le metteur en scène et sa troupe belgo-brésilienne créent un univers violent, amer, rageur, revendicateur, mais aussi plein de poésie, de tendresse.
Plaisir d’offrir
Dussenne a fait passer toute cette substance animale autant qu’intellectuelle à travers les mailles du théâtre pour en garder la quintessence qui se passe très bien des mots. Ce sont plutôt les langues qu’il met en exergue. Sur scène, on en parle au moins quatre et le public n’a pas besoin de les comprendre. Parce que, physiquement, tout est dit.