L'acteur et l'écrit
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2008-2009 Spectacle Bruxelles

Hamlet(s)

Dans la tête d’Hamlet

7.
7 corps.
7 corps d’acteurs.
7 corps d’hommes qui bougent, qui dansent, qui tremblent, qui se battent.
7 corps qui parlent, qui crient, qui chantent.
7 corps pour raconter le désarroi existentiel d’un jeune homme rappelé de l’université pour reconnaître le corps de son père assassiné.
Les spectateurs sont avec lui dans la chambre où il est assailli par ses fantômes.
C’est le fils du roi.
Au début de Hamlet(s), acteurs et spectateurs occupent un espace commun. Pas de séparation entre ceux qui racontent et ceux qui écoutent. Pas de personnages au sens propre du terme mais des figures qui prennent corps dans la tête de Hamlet, comme s’il rejouait les scènes de son propre drame. Les acteurs glissent d’un rôle à l’autre, s’approprient la parole du Spectre, d’Ophélie, de la Reine, du Roi, de Rosencrantz et Guildenstern,… Comme autant de fragments d’une pensée éclatée, d’une pensée en marche.

Distribution

Texte Frédéric Dussenne d’après Hamlet de Shakespeare et les poèmes de William Cliff
Traduction française de la pièce de Shakespeare William Cliff
Sur titres néerlandais Rudi Bekaert
Dramaturgie et mise en scène Frédéric Dussenne
Assistante à la mise en scène Muriel Lejuste
Scénographie Vincent Bresmal
Costumes Lionel Lesire
Accessoires et régie de plateau Stanislas Drouart
Lumière Renaud Ceulemans
Régie générale Raymond Delepierre
Stagiaire régie Marion Benhammou

Extraits de presse

« Attention, chef-d’oeuvre ! Frédéric Dussenne signe une mise en scène rock’n’roll d’Hamlet. Sur un plateau blanc, simplement orné d’un lit, les images frappent aussi fort que les mots. Une expérience totale, donc, déconcertante mais follement intéressante. »

« Pièce éternelle à la mise en scène atypique, rock n’ roll, terriblement audacieuse, Hamlet(s) au Rideau se révèle ébouriffante et assez irrésistible.  »

« Hamlet(s) est un précipité dru, intensément poétique, que frédéric Dussenne explose sur un plateau blanc entre 7 comédiens, dont un Julien Roy époustouflant. »

« Le choix d’insérer des poèmes de William Cliff - à qui on doit le texte français de la pièce - à Hamlet(s) s’avère tout-à-fait judicieux, l’aspect cru et charnel de son écriture enveloppé dans une forme classique se mariant bien à l’écriture scénique de Dussenne qui fait exploser la tragédie shakespearienne pour rendre palpable la désorientation de l’homme, se perplexité face à ses semblables et à lui-même. »