JESSIE JESS
Le temps suspendu d’une intimité dévoilée
Jean-François Massy a quarante cinq ans. Il est fils d’ouvrier. Il est transformiste. Il n’exerce pas son art dans un cabaret de la capitale, mais dans les petits villages de la Wallonie Picarde de son enfance. Ducasses, foires aux boudins, fêtes diverses… Partout, quelles que soient des conditions de travail parfois franchement improbables, Jessie Jess, assure le show. Dans une loge improvisée, son créateur, dévoilant sa technique de transformiste, devient sous nos yeux, son double travesti. Au fur et à mesure que le corps se féminise, que les gestes deviennent plus amples, l’humour plus spectaculaire, dans cette langue truculente qui n’appartient qu’à elle, Jessie révèle son quotidien d’artiste, sa vie de troupe. Sous le masque libérateur de Jessie, Jean-François raconte une autre histoire. Plus intime. Par touches impressionnistes, affleure la confession d’un petit wallon, discriminé à l’école pour sa différence, qui s’est inventé un avatar pour survivre et, finalement, se trouver. C’est l’histoire d’une émancipation. Sans «retour» dans cette région puisqu’il ne l’a jamais quittée. Le courage, parfois, c’est de rester.
Distribution
Extraits de presse
« Le théâtre Jardin Passion nous a encore trouvé une petite pépite d’émotion. Jessie Jess nous dévoile sa transformation, sa naissance, son histoire. Nous profitons d’un très beau texte aux silences bouleversants. Il est impossible de sortir de ce spectacle sans avoir une pluie de réflexions sur notre vie, la vie des autres et les différentes perceptions de notre société. Aussi touchant que réflectif, nos émotions se bagarrent cordialement avec nos neurones. »