La compagnie des hommes (Défense et illustration du drame II)
Drame Contemporain
Abandonné par sa mère sur le seuil d’une porte, Léonard a été recueilli et adopté par Oldfield. Mais ça ne suffit pas à faire de lui un fils. Il cherche sa place dans le monde. La pièce tourne autour de cette question de la filiation. De la transmission. De l’héritage. Aucun personnage n’y échappe. Oldfield, Dodds, Wilbraham, Hammond ont été, eux aussi, des nourrissons. Ils ont, comme Léonard, un besoin vital de sens et de justice. Mais ils ont accepté d’hériter du monde tel qu’il est. Avec ses injustices insupportables. Ce que Léonard, avec l’aide de Bartley, va refuser.
Shakespeare faisait le portrait des rois et des abus du pouvoir politique, Edward Bond n’épargne pas les PDG d’entreprises et leurs abus de pouvoir économique. La Compagnie des Hommes est un règlement de compte dans le milieu des ventes d’armes. Une tragédie familiale sans femme, avec fils adoptif ambitieux doutant de sa légitimité et rapaces tout autour bien décidés à en profiter. On n’est pas très loin du Roi Lear ou de Richard III, mais ça se passe aujourd’hui. Un thriller qui finit mal.
Distribution
Extraits de presse
« Au milieu des requins. Souvent pris en sandwich, entre les personnages au centre de la scène et ceux qui se glissent dans leur dos, les spectateurs sont survolés par les échanges. Impliqués au maximum, selon le voeu du metteur en scène Frédéric Dussenne, ils ressentent la violence des joutes verbales, le lyrisme de certaines tirades et la conviction d’excellents comédiens. »