Ô Ministres intègres (Défense et illustration du drame I)
Drame lyrique
Le Koltès de La Nuit juste avant les Forêts, le Brecht de Baal, le Claudel de l’Echange, le Musset deLorenzaccio et le Hugo de Cromwell n’ont pas trente ans.
Monter le répertoire, c’est donner la parole à la jeunesse du monde. Celle qui, comme le dit Edward Bond, « veut d’abord savoir pourquoi l’univers n’est pas juste. »
Hugo ne nous parle pas de l’Espagne du 17ème siècle.
Il utilise l’Histoire comme un masque pour parler de la France de son temps. Ruy Blas, c’est le peuple indigné qui se lève pour dénoncer la corruption d’une oligarchie acapareuse des biens de l’Etat.
Bon appétit, messieurs ! – Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison ! Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure, l’heure sombre où l’Espagne agonisante pleure! Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts que remplir votre poche et vous enfuir après !
Quoi de neuf ? Victor Hugo.
Distribution
Extraits de presse
« Jamais la compagnie de Frédéric Dussenne n’a aussi bien porté son nom. Aucun décor, ni costume, ni accessoire, c’est du théâtre à mains nues. Fougeux, les comédiens vivifient une langue ciselée avec une présence farouche. Sobre, mais vive, la pièce dénonce l’immoralité qui n’a jamais cessé de gangrener les puissants. »
« Avec Ô ministres intègres, Frédéric Dussenne balaye le superflu et le superficiel pour revenir à l’essentiel : la profondeur du texte et l’interprétation. Renforcés par le talent des quatre jeunes comédiens, les alexandrins de Victor Hugo envahissent, éclatent et résonnent dans la salle alors que les mots, projetés de temps à autre sur le mur, annoncent combat d’idées. »
« Une parie de baffes aux dérives du pouvoir friqué. Un grand Dussenne (livrant le meilleur d’Hugo en 1h et quart). Et une superbe performance d’acteurs, jeunes et prometteurs. »